Ville de Sauve dans le Gard
Sis dans le département du Gard avec sa population clairsemée, son paysage empreint d’un passé illustre et ses spécificités locales, Sauve semble vivre dans une autre époque et reste une destination peu connue de l’industrie touristique.
Sauve, un vestige du passé
On retrouve dans ce village doté de maisons anciennes et desservies par de petites rues dont les patines n’ont pas altéré la splendeur des pierres qui les composent, la vie des bourgades françaises d’antan. Un petit air de campagne paisible règne sur les lieux publics, permettant ainsi d’imaginer les marchés forains d’autrefois avec leurs animations typiques. Les ruines de la Castrum Balavense édifiée dans les années 1020-1029, les anciennes demeures des notables ainsi que l’antique pont construit au XIIème siècle, sont autant de curiosités à visiter témoignant de la puissance de cette ville qui fut jadis bien plus importante que Nîmes.
La nature a façonné un territoire caillouteux autour du village, avec la Mer de Rochers et des blocs de granites qui, grâce à l’action du vent et du temps, offrent un visuel artistique des plus surprenants. Mais la richesse patrimoniale de Sauve ne s’arrête pas là. Cette commune est aussi dotée d’une grotte très ancienne, une excavation ayant servi de cimetière il y a de cela bien longtemps. Des fondations bâties entre 52 avant JC et 476 après JC, alors que la Gaulle était sous la domination de Rome sous les ordres de Jules César, y subsistent également.
Sauve : un passé glorieux doublé d’une histoire riche
Sauve cache sous son apparence assez discrète une richesse historique rare. En effet, sous l’impulsion d’une riche famille, elle devient fortement développée du point de vue économique à une certaine époque,
puisqu’une fabrique de monnaie y a été implantée au XIIème siècle. De plus, côté religieux, Sauve abrite une abbaye bénédictine fréquentée par des descendants de sang bleu, à partir de 1029. Sa notoriété résulta surtout de son savoir-faire inédit dans la confection de fourches à partir d’un bois spécifique appelé le micocoulier. Etant un arbre des régions tempérées, ce dernier présente cette caractéristique bien particulière de branches naturellement fourchues, facilitant ainsi le travail des artisans fourchiers. Frédéric Mistral a même comparé la Sainte Trinité à une fourche, une belle fourche produite dans les vieilles fabriques de Sauve.
Sauve, côté évènementiel
Sauve vit encore au rythme de son héritage de l’époque moyen-âgeuse.
Ainsi, la fête médiévale, qui bat son plein au mois de juillet, est incontournable avec ses costumes chamarrés d’une époque, que dans la région, on a du mal à oublier. Le savoir-faire ancestral de la fourche est aussi mis en valeur pendant une fête spécifique dite de la fourche, au tout début du mois de juillet. Pendant cette animation, les artisans voient leurs méthodes de production qui n’ont d’ailleurs pas changé depuis des lustres, propulsées sur le devant de la scène. Une reconnaissance qui vaut bien l’attachement à faire perdurer cet artisanat typique. Par ailleurs, Sauve étant un petit village médiéval, les foires régionales drainent foule à quatre reprises dans l’année, à savoir aux mois de février, juin, août et septembre.
Sauve, sa géographie
Sauve a une situation géographique plutôt avantageuse. Elle s’étend non loin des rives du fleuve le Virdoule, et est étagée sur ses pentes dominantes. La commune, avec ses plantations de micocouliers et sa mer de Rochers environnante, ressemble à un joyau préservé de l’action destructrice du temps.
Sauve, un lieu d’inspiration pour l’art et la culture
A Sauve, le décor ambiant qui est pareil à un gigantesque théâtre vivant, a inspiré le 7ème art. Ainsi, Fanfan La tulipe et la maison assassinée trouvent leur décor dans les murailles du vieux pont et les ruelles sans âge de cette ville. La ville de Sauve s’enorgueillit également des figures célèbres qui naquirent en son sein. Florian, un écrivain et fabuliste de l’époque de Voltaire, ainsi que le docteur Astruc, soignant particulier de Louis XV et bien d’autres personnes encore, font sa gloire.
Sauve et ses ressources agricoles
Les forêts regorgent du bois de micocoulier étant donné que la région en a besoin pour ses célèbres fourches. Mais les plants de cerisiers et la vigne la couvrent également d’un manteau de verdure rafraîchissant. Le Coteaux du Salaves est le vin local qui fait la renommée de Sauve.
Les Hôtels les plus proches de la ville de Sauve
- Hotel Corbes
- Hôtel Le Moulin De Corbes
- Inter-Hotel De L’Estelou
- Hôtel Ecusson
- Hôtel Premiere Classe Ales
- Hôtel Orly
Ville de Sauve